Débloquer l’économie à zéro coût fiscal. Les bonnes idées pour la relance.

LE DOSSIER DE LA SEMAINE

✍️ Par Nicolas MIGUET

Nous poursuivons cette semaine nos études traditionnelles sur les sociétés, sur le décryptage des comptes et sur leurs perspectives, sur les pays, sur les secteurs et les grands sujets, conseils à l’appui. Le 7 août 2020 (numéro 1.051-52) : “Les résistants du S1, notre sélection pour septembre ”. Bonne lecture !!!

En France, ce qui ne coûte rien à l’Etat est souvent rejeté par Bercy. On plante des fonctionnaires, il pousse des impôts. On creuse la dette publique, il y aura des taxes... D’un côté, il y a eu mise à l’arrêt (ou quasiment), de l’ensemble des Economies du monde occidental (Europe du Nord et Amérique du Nord) pendant plus de deux mois, selon les pays, il y a eu fermeture des frontières (disparition des flux touristiques qui sont essentiels à beaucoup d’Economies notamment en Europe du Sud et en France) et il y a un redémarrage qui est significatif, mais pas total.

De l’autre côté, si l’on prend juste la situation de la France, il y a pour 1.500 à 1.700 milliards d’euros sur les différents livrets, les comptes en banque, en épargne immédiatement disponible et liquide, il y a pour un peu plus de 400 milliards d’euros d’espèces dans les matelas, bas de laine et autres réserves personnelles, il y a pour 500 à 700 milliards d’euros d’or… soit une masse particulièrement impressionnante qui représente, à elle seule, plus que la dette publique, et une année et demie de PIB environ.


Tout le tissus des TPE, PME... est affaibli.

Le contrecoup de l’arrêt de l’Economie et du redémarrage poussif, c’est, bien évidemment, un affaiblissement des grandes entreprises, qui vont stopper leurs recrutements et alléger les effectifs, et un grave souci de pérennité pour tout un tissu de toutes petites entreprises (TPE), dans les services ou dans l’industrie, de petites et moyennes entreprises (PME) et des activités de service qui sont les deux genoux en terre. En parallèle, des minorités agissantes mettent le feu à la société, avec les fameuses manifestations « pour Adama Traoré », avec des pillages, des violences, qui se répandent de plus en plus sur le territoire. Les incendies ou dégradations d’églises sont au rythme d’un, deux ou trois par semaine en moyenne en France, les dégradations dans les cimetières se multiplient également, les réseaux sociaux permettent la diffusion de tout un tas de fausses informations qui dressent les gens les uns contre les autres. La violence n’est pas en régression (euphémisme), on a pu le voir avec le conducteur de bus roué de coups et assassiné par quatre voyous parce qu’il avait osé leur demander de porter un masque et de valider leur titre de transport. La crédibilité de la parole politique est tombée à zéro ou presque, les Français s’abstiennent de façon massive lors des élections, la légitimité des élus est à son plus bas historique depuis la fin de la Quatrième République.


La valeur travail a été démolie depuis... 1981.

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