Le Sénat présente diverses mesures pour relancer le commerce et l’artisanat.

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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Serge Babary, sénateur LR d’Indre-et-Loire : « C’est le passage du deuxième cap qui nous semble le plus difficile, car les entreprises vont se retrouver devant un mur de dettes qu’elles ne pourront pas assumer. »

La cellule PME, Commerce, Artisanat de la Commission des affaires économiques du Sénat vient de présenter différentes mesures de relance pour sauvegarder le tissu commercial et artisanal français, afin d’éviter une vague de faillites dont l’impact économique et social sur le dynamisme des territoires serait dramatique. Il s’agit aussi de préparer l’avenir et de relancer durablement ces secteurs, en renforçant leur situation financière, en accélérant la numérisation des PME-TPE et en soutenant le commerce de proximité. Le sénateur LR d’Indre-et-Loire, Serge Babary, ancien maire de Tours, résume les propositions du Sénat pour relancer le commerce et l’artisanat.


L’Hebdo-Bourseplus : Vous évoquez la situation difficile des commerçants et des artisans. Après les Gilets jaunes et la période de confinement, on observe à nouveau des manifestations dans Paris et dans les grandes villes de France. On a le sentiment qu’ils ne s’en sortiront pas…

Serge Babary : Effectivement, on a l’impression d’un retour à ce que nous avons connu avec les Gilets jaunes… D’abord, je voudrais rappeler que la commission des Affaires économiques du Sénat s’est constituée en sept cellules très spécialisées, couvrant tout l’éventail des activités économiques. Pour ma part, je me suis occupé des PME, des commerçants et des artisans et, après les premières auditions, nous avons rajouté les professions libérales, les indépendants et les auto-entrepreneurs. Si l’on parle particulièrement des commerçants, il y a eu la fermeture administrative immédiate après toute une série de difficultés depuis la fin 2018, comme les Gilets jaunes, les grèves ou les manifestations sociales.

Donc, tous ces entrepreneurs étaient dans une situation de grande faiblesse financière. En plus, ce sont souvent des entités relativement fragiles et le fait d’avoir une activité quasiment nulle pendant deux mois risquait de mettre la plupart de ces gens en faillite. Dans ce contexte, nous nous sommes attachés dès le début à essayer d’améliorer les premières décisions du gouvernement et personne n’a contesté le fonds de solidarité ou le prêt garanti par l’État.

Cependant, chaque fois, nous avons eu le sentiment que l’on oubliait les entreprises dont on parlait peu, avec certaines activités qui passaient sous le radar. Si je parle par exemple de l’événementiel, on va effectivement avoir en tête les grands intervenants de l’événementiel, ceux qui organisent des foires ou des salons, en oubliant qu’il y a derrière une grande quantité de petites entreprises, comme des traiteurs, des disc-jockeys, des fleuristes ou des loueurs de matériel.

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