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PSA plus que Renault, bénéficiaire du "plan Macron" pour l’automobile.
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
✍️ Par Nicolas MIGUET
Nous poursuivons cette semaine nos études traditionnelles sur les sociétés, sur le décryptage des comptes et sur leurs perspectives, sur les pays, sur les secteurs et les grands sujets, conseils à l’appui. Le 12 juin 2020 (numéro 1.043) : “La dangereuse bulle reconstituée via Fed et BCE ”. Bonne lecture !!!
Chez Peugeot, les points de vente sont désormais ouverts jusqu’à 21 heures. Ce n’est pas qu’il y ait la queue dans les magasins, mais cela permet d’étaler les rendez-vous, puisque désormais, sortie du confinement oblige, les rendez-vous avec les commerciaux se font un par un, afin de limiter les contacts dans les espaces d’exposition (showroom). Six jours sur sept, il est donc possible de se rendre chez sa succursale Peugeot (un tiers des ventes en France), et beaucoup de concessionnaires ont imité, certains prennent même des rendez-vous jusqu’à 22 heures, c’est la saison, il fait encore jour.
Comme pour tout ce qui a été pris comme décision dans le cadre du déconfinement, après ce confinement qui a stoppé l’Economie de façon brutale mi-mars 2020, le décret qui est paru le dimanche 31 mai a précisé, sans être parfait, le fonctionnement de la « prime à la conversion » qui est entrée en vigueur le 1er juin et qui se terminera le 31 décembre 2020. C’est une fois de plus un vrai casse-tête.
Vider les stocks de voitures neuves et d’occasions récentes.
Le budget a été préparé pour 200.000 clients, ce seront les 200.000 premiers clients, mais on ne précise pas, dans le décret paru le dimanche 31 mai (la veille pour le lendemain), quel est le mode de sélection de cette clientèle. On peut penser qu’il s’agira du « premier arrivé, premier servi » et que les premiers clients seront atteints bien avant le 31 décembre 2020. Comme l’Etat n’est pas rapide ni transparent, il est vraisemblable que lorsque le chiffre sera au-dessus de 200.000 clients, il se pourrait bien qu’il y ait un refus de verser la prime à la conversion, au prétexte que les 200.000 primes ont été déjà versées, alors que la profession n’aura pas été prévenue à l’avance. Pour bénéficier de la prime à la conversion, il conviendra d’acheter un véhicule neuf ou un véhicules d’occasion récent, qui a été immatriculé après le 1er septembre 2019 (les normes les plus récentes en vigueur). Désormais, pour être éligible à cette prime, il faudra prouver avoir un revenu fiscal de référence par part d’au maximum 18.000 euros (au lieu de 13.489 euros).
Il n’y a plus de majoration pour les ménages très modestes (revenu fiscal par part de moins de 6.300 euros). Pour bénéficier de cette prime à la conversion, il y a un prix plafond pour le véhicule acheté qui est fixé à 60.000 euros pour les véhicules électriques et hybrides et à 50.000 euros pour les véhicules hybrides rechargeables. Pour les véhicules électriques (moins de 20g de CO2 par kilomètre), le montant de la prime à la conversion est de 5.000 euros pour les particuliers dont le revenu par part fiscale est inférieur à 18.000 euros, il est de 2.500 euros pour les autres ménages comme pour les entreprises. C’est cette dernière particularité qui est intéressante, puisque les entreprises se retrouvent de nouveau valorisées dans le cadre des achats de véhicules électriques, qui sont également dispensées de taxe sur les véhicules de société (TVS). Pour ce qui concerne les hybrides rechargeables, qui émettent entre 20g et 50g de CO2 au kilomètre, il conviendra que leur autonomie en usage électrique soit supérieure à 50km en norme WLTP.