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Marché de l’investissement résidentiel en France : pas de baisse des prix selon Cushman & Wakefield
IMMOBILIER
✍️ Par Nicolas MIGUET
À l’occasion de la parution du 1er indicateur sur le volume de l’investissement résidentiel en France en 2019, Cushman & Wakefield, membre fondateur d’Immostat, livre son analyse de cette classe d’actifs immobiliers. Le conseil identifie aussi les grandes tendances du marché en 2020 et les inévitables conséquences de la crise sanitaire du Covid-19. Selon l’étude, « le marché de l’investissement résidentiel en bloc (classique ou géré) affiche une performance de l’ordre de 3,4 milliards d’euros actés en 2019 via près de 200 transactions. Ce volume est remarquable et la légère baisse d’une année sur l’autre (-6 %) doit s’analyser en l’absence cette année de méga transactions comme ce fut le cas en 2018 avec la cession du portefeuille Vesta (1,5 milliard d’euros) ou en 2017 avec le portefeuille EDF (1,1 milliard d’euros) ».
Ainsi, « la classe d’actifs résidentiels confirme donc son ancrage dans la stratégie des investisseurs institutionnels avec, d’un côté, un segment classique alimenté par la rotation d’immeubles existants et, de l’autre, un segment intermédiaire où la quasi-totalité des volumes transactés ont porté sur des développements neufs. Les actifs résidentiels gérés ont, quant à eux, généré près de 990 millions d’euros de cessions et un volume en croissance de 18 % par rapport à 2018. La quarantaine d’opérations recensées sur ce segment montre l’intérêt croissant des investisseurs pour des actifs généralement neufs (80 % du volume investi), qu’ils soient à destination des séniors (523 millions d’euros actés) ou de la population estudiantine (430 millions d’euros) ».
La crise sanitaire du Covid-19 a brutalement plongé l’économie française dans une tourmente économique sans précédent : « Pour autant, la classe d’actifs résidentiels a déjà prouvé sa résilience au cours de différentes crises précédentes ; sur le moyen-long terme (de 10 à 30 ans), la poche logement figure en effet, parmi le top 5 des investissements les plus performants et occupe même la première place sur le très long terme (30 ans). C’est d’autant plus vrai que la chute de la valeur des portefeuilles boursiers renforce le résidentiel comme valeur refuge. Cette caractéristique fait donc du logement une classe d’actifs défensive par excellence, une vertu très recherchée par les investisseurs à l’heure actuelle. Ils sont d’ailleurs nombreux à déclarer vouloir augmenter leur exposition résidentielle, voire à entrer sur cette classe d’actifs, pour diversifier leur risque en investissant sur un actif immobilier qui répond à un besoin primaire commun à tous les individus ».
Cushman & Wakefield souligne que « le marché reste actif en dépit des difficultés matérielles à conduire des transactions et nous n’anticipons pas de baisse des prix compte-tenu du déséquilibre chronique entre offre et demande dans les grandes métropoles, sur les communes phares de la première périphérie, et bien sûr à Paris ».
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