
Knight Frank analyse les perspectives du marché de l’immobilier d’entreprise après la crise du Covid-19
IMMOBILIER
Knight Frank analyse les répercussions de la crise sanitaire du Covid-19 sur l’immobilier d’entreprise en France au 1er trimestre 2020. Le marché partait bien au 1er trimestre : « 3ème meilleur trimestre de l’histoire depuis 2007, le début de l’année 2020 prolongeait l’excellente dynamique du marché français de l’investissement avec 6,2 milliards d’euros investis sur le marché français de l’immobilier d’entreprise au 1er trimestre 2020, soit une hausse de 28 % par rapport à la même période l’an passé et de 93 % par rapport à la moyenne décennale. La propagation du Covid-19 a changé la donne, et pourrait ainsi avoir des conséquences à plus long terme sur le marché de l’investissement en immobilier d’entreprise ».
Ainsi, « avant le déclenchement de la crise sanitaire, les investisseurs étrangers contribuaient directement à l’excellente dynamique du marché français. En 2019, ils avaient ainsi représenté 44 % des sommes engagées dans l’Hexagone, une part portée à 58 % au 1er trimestre 2020. La présence des investisseurs étrangers sera-t-elle toujours aussi importante au cours des prochains mois ? Les premiers signaux sont plutôt positifs. Certains finalisent les opérations initiées avant le début de la crise sanitaire. Les autres pensent déjà à l’après, même si l’attentisme prévaudra tant que les conditions de marché resteront incertaines. Les investisseurs français seront tout aussi prudents, ce qui pèsera forcément sur le niveau des volumes investis en 2020 ».
Alors, quels enseignements tirer sur les perspectives du marché au sortir de la crise sanitaire ? Dans son rapport, Knight Frank estime que « l’ampleur des précédents chocs peut malgré tout donner une indication. Si le krach boursier de 2001-2002 s’est traduit par un recul assez limité des sommes engagées en France (- 20 % entre 2001 et 2003), il en fut tout autrement de la crise financière de 2008 avec des volumes divisés par quatre en deux ans (de 28,5 milliards en 2007 à 7,1 milliards en 2009). La chute fut d’autant plus lourde que l’activité avait, avant cela, établi un nouveau record historique après quatre années de hausse consécutive.
La crise du Covid-19 intervient également à un point haut : depuis 2013, les sommes engagées n’ont en effet cessé d’augmenter, progressant de 141 % pour atteindre 37,6 milliards en 2019. Les efforts menés depuis la fin des années 2000 ont permis de renforcer le système financier international, ce qui, avec les mesures de soutien immenses et inédites annoncées par les États et les banques centrales, pourrait permettre d’amortir le choc lié à la pandémie ».
Dans ce contexte, le redéploiement du système bancaire en faveur de « l’économie réelle » pourrait-il limiter les sommes allouées au financement de l’immobilier d’entreprise ? L’analyse souligne que « la collecte devra également être scrutée avec attention, alors que certains Français verront très probablement leur capacité d’épargne rognée par le ralentissement de l’économie. En 2019, la collecte avait atteint des sommets avec une hausse de 20 % sur un an pour l’assurance-vie et un bond de 57 % sur un an pour les SCPI/OPCI. Ces dernières avaient d’ailleurs accru leurs investissements sur le marché immobilier français, avec une part de 24 % des sommes engagées dans l’Hexagone (19 % en 2018) redescendue toutefois à 11 % depuis le début de 2020. Si le chiffre de la collecte des SCPI/OPCI au 1er trimestre 2020 n’est pas encore connu, celui de l’assurance-vie donne en revanche une première tendance avec un recul de 58 % sur un an à la fin du mois de février ».
Cependant, « l’immobilier devrait malgré tout garder une bonne place dans les stratégies de placement des investisseurs. Le marché français aborde en effet cette crise avec de meilleurs fondamentaux que lors des précédents chocs. Le spread, qui avantageait nettement le compartiment immobilier avant le déclenchement de la crise sanitaire devrait ainsi rester positif du fait des mesures de soutien prises par l’Etat et la BCE. Les marchés actions sont quant à eux très chahutés. Par ailleurs, la bonne santé des marchés locatifs, avec des taux de vacance historiquement bas et des valeurs au plus haut dans certains pôles tertiaires, laisse espérer un moindre choc ».
Validez le formulaire ci-dessous
Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.
Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.