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Prochaine mission : refermer les "gaps"
ANALYSE GRAPHIQUE
✍️ Par Mustapha GHAILANE
Dans l’analyse technique de cette semaine, je vous ai sorti deux graphiques sur le Cac 40. Le premier est celui-ci que vous trouvez habituellement dans mes analyses et un peu partout ailleurs. Le second, représente le Cac 40 GTR (lire son analyse spécifique plus loin dans ce numéro). Le GTR vient de l’anglicisme Gross Total Return, signifiant que les dividendes distribués par les sociétés y figurant y sont intégralement réinvestis et sans aucune fiscalité ! Il a été créé pour montrer à nos amis anglo-saxons et autres étrangers fortunés ce qu’ils peuvent gagner en investissant à la Bourse de Paris lorsqu’ils n’y sont pas fiscalisés. C’est pas du Nasdaq certes, mais c’est plutôt pas mal, et malgré la crise svp ! Si vous lisez attentivement et régulièrement mes analyses, vous aviez dû le rencontrer à un moment ou à un autre, le plus souvent dans les moments un peu particuliers où il faut prendre un peu de recul pour voir à quel endroit du cycle boursier on se trouve.
A Francfort et à New York, la fiscalité existe aussi bien entendu et peut-être même plus forte dans certains cas, mais les indices Dow Jones, Nasdaq et Dax se calculent avec les dividendes réinvestis. Donc, pour les comparaisons dans les évolutions entre places, le Cac 40 GTR est clairement le plus représentatif, mais il n’existe pas réellement. Il est seulement synthétique, un peu comme les parfums synthétiques des laboratoires. En ce qui concerne le Cac 40 habituel, le vrai, son graphique montre que les cours ont réussi à réintégrer leur canal haussier majeur à long terme dont la ligne de support passe actuellement aux alentours de 4.225 points. Après avoir craint plus que le pire (dans les autres médias financiers, pas chez nous), c’est pas mal non ? En sport, on aurait dit que mené lourdement au score, il a « sauvé l’honneur » en marquant un petit but sur « penalty » à la fin de la rencontre avec l’aide de l’arbitre, pardon de la BCE ! Cette ligne de support majeure est donc sauvée après avoir été largement cassée grâce aux interventions vigoureuses des banques centrales qui ont, soit dit au passage, bien choisi leurs moments. Ce n’est qu’une fois que la bourse s’est écrasée au sol qu’elles ont enfin sorti le parachute !
Dans ce cas, le rebond est d’autant plus spectaculaire que les vendeurs à découvert avaient sauté avec des ressorts aux pieds ! Dans une analyse récente, j’avais mis en avant que l’indice a ouvert trois « gap » géants dans sa descente aux enfers qu’il va devoir revenir pour refermer un jour ou l’autre. Le troisième chronologiquement et donc le premier à combler, date du 12 mars et s’étend de 4.603,05 points à 4.404,26 points. Avec le dernier pic à 4.543,58 points de la séance du jeudi 26 mars, les cours s’y sont rapprochés mais n’ont pas réussi à finir le boulot. Le second gap dans les deux sens se situe entre 5.117,57 points et 4.863,34 points et date du 9 mars et enfin, le troisième si on se met dans le sens de la remontée, remonte au 24 février avec le trou de cotations apparu entre 5.884,86 points et 5.995,14 points ! En théorie donc, la remontée actuelle devrait pouvoir se prolonger jusqu’aux portes des 6.000 points !! Bonjour les hirondelles, il y a de la joie ! Ce sont ces petits cercles en rouge que j’ai représenté sur les graphiques depuis le tout début de la crise. Bien entendu, cela pourrait prendre des années, ne nous réjouissons donc pas trop vite. Si le second est effacé assez rapidement, ce serait déjà une très bonne chose. Mais globalement, on est déjà dans la remontée, même si c’est à pieds, c’est mieux, non ?