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Le vice-président de la commission des Lois très inquiet pour l’avenir des petites entreprises.
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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Philippe Gosselin, député LR de la Manche : « Nous risquons d’avoir beaucoup de mortalité dans les entreprises et l’on peut craindre qu’un certain nombre de chefs d’entreprise, au bout du rouleau, n’en arrivent à des actes irréparables. »
Philippe Gosselin est député LR de la Manche et vice-président de la commission des Lois de l’Assemblée nationale. Il était l’un des rares parlementaires présents le weekend dernier à l’Assemblée nationale, lors du vote sur l’état d’urgence sanitaire.
L’Hebdo-Bourseplus : Emmanuel Macron, dans son discours, a promis qu’il n’y aurait aucune faillite en France, or force est de constater que ce n’est pas vrai puisque, déjà, il y a des demandes de dépôt de bilan et des dossiers de chômage partiel rejetés par la DIRRECTE (Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) pour de nombreux secteurs qui ne sont pas interdits, comme le bâtiment. Donc, il existe toute une différence entre les annonces et la réalité. Est-ce ce que vous observez sur le terrain ?
Philippe Gosselin : Il y a de vraies difficultés, c’est une évidence. Je suis en contact des dizaines de fois par jour avec des entreprises de mon département et je peux vous assurer que les remontées sont nombreuses. Les remontées viennent de cafetiers, d’hôteliers, d’artisans et de petites entreprises du bâtiment. En effet, il y a bien ici et là des difficultés avec la DIRRECTE et les services préfectoraux qui n’accordent pas nécessairement le chômage partiel. Cela fait partie des questions que nous avons fait remonter, puisque j’étais présent tout ce weekend à l’Assemblée nationale et je peux vous dire que nous avons beaucoup insisté auprès du gouvernement.
Madame Pénicaud m’a répondu en expliquant qu’aucun secteur ne serait par principe écarté du chômage partiel et des aides annoncées. Je lui ai bien fait répéter cela et cela veut bien dire que tous les secteurs peuvent être concernés. Il y a plus d’une vingtaine d’ordonnances qui vont sortir et je peux vous assurer qu’avec mes collègues parlementaires, nous allons être extrêmement vigilants pour que les administrations respectent la parole de l’État, car c’est indispensable pour les entreprises concernées.
Il y a des petits restaurants qui parfois vivent au jour le jour, avec une trésorerie très courte, et on leur demande de payer les salaires, qui seront remboursés par l’État quinze jours après. Mais j’entends dire que certains établissements n’ont plus rien sur leur compte en banque, puisqu’ils n’ont plus de clients…
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