Coïncidences. Il n’y a pas de hasard !
LITTÉRATURE
Numérologie et défense nationale, un mélange surprenant, mais les révélations d’un ancien directeur du département de cryptage de la NSA sont passionnantes. Kevin Spy, c’est son pseudonyme, est franco-américain et il a été directeur du département de cryptage de la NSA (National Security Agency). Dans un ouvrage passionnant, il raconte que la NSA est passée du stockage de masse des données à l’analyse prédictive via l’intelligence artificielle et qu’il a été chargé de travailler sur ces anciennes techniques, comme « l’indice de coïncidences », pour anticiper des actions terroristes, mais aussi des pandémies telles que celle du Coronavirus. À la NSA, on découvre ainsi que le hasard n’existe pas !
Il démontre que tout est mathématique et qu’il n’y a pas de hasard. Kevin est français et il a été recruté à un très haut niveau par la NSA (National Security Agency) qui, après la surveillance de masse du monde entier, a voulu se lancer dans l’analyse prédictive et l’intelligence artificielle : « Je faisais mes études à Stanford et, en revenant en France, j’ai été abordé dans la rue. Mon interlocuteur m’a dit : « Vous avez fait vos études aux États-Unis, vous aimez bien les mathématiques, on voudrait vous rencontrer… » On m’a offert un billet pour Washington DC et j’ai passé des entretiens dans le Maryland pour intégrer la NSA ». Comment la NSA peut-elle ainsi recruter des citoyens étrangers ? « Depuis, j’ai la double nationalité. Il faut savoir que depuis 2001, l’objectif de la CIA et de la NSA était de collecter un maximum de bottes de foin pour y rechercher des aiguilles... Il faut donc récupérer un maximum d’informations que l’on intègre dans des bases de données. Il y a de plus en plus d’ordinateurs, de téléphones et de monde, et les bottes de foin étaient de plus en plus grosses. Lors des premiers entretiens, début 2002, la question que tout le monde se posait était de savoir pourquoi nous n’avions pas su prévenir les attentats du 11 septembre. L’histoire a montré qu’ils avaient des renseignements... La CIA avait beaucoup d’informations sur les terroristes, la NSA également et, à partir de là, Alexander Keith, patron de la NSA à l’époque, a voulu sortir de la construction des grandes bases de données pour faire de l’analyse prospective. Nous avons ressorti des cartons les vieux indices de coïncidences pour construire des cartes de coïncidences. Nous avions un calcul de coïncidences qui permettait, à un haut niveau, de prédire un certain nombre d’événements. »
Donc, il ne trahit aucun secret d’État, et il explique qu’il n’y a pas de coïncidences et qu’en travaillant sur les chiffres, on découvre des similitudes et que l’on peut presque prédire l’avenir : « Il n’y a pas de secrets. Dans la partie cryptologie, il y a des choses très compliquées et nous nous sommes aperçus que finalement les terroristes échangeaient des messages avec des codes de bas niveau, comme le code de César, qui consiste à décaler à gauche ou à droite les lettres de l’alphabet. Quand on veut communiquer rapidement, on n’utilise pas forcément des choses très compliquées. L’autre philosophie de la NSA, c’est l’utilisation de l’indice de coïncidences. Nous avons commencé à analyser le 11 septembre, les attentats de Boston, ceux de Madrid et de Barcelone, nous nous sommes formés, et nous sommes quasiment arrivés à faire de la prédiction. La preuve : sans connaître le nom des attentats, nous avons pu informer les services français et d’autres pour en déjouer certains ».
Il arrive même à prédire les attentats, l’élection de Donald Trump et le Coronavirus : « Nous sommes parvenus à construire très rapidement des cartes de coïncidences qui permettent d’envisager différents scénarios et nous sommes encore très surpris de voir ce que l’on peut obtenir avec les chiffres. C’est relativement simple : on prend des alphabets et on met des chiffres devant des lettres, comme en codant le A en 1. On peut le faire différemment aussi. Et, à partir de là, on lance des algorithmes. Nous avons un calcul d’indices de coïncidences et nous obtenons des choses assez fantastiques. Sur le Coronavirus, je ne fais plus partie de l’agence, donc j’ai voulu m’amuser avec les chiffres... Et je tombe sur des choses assez troublantes. Il y a le nombre 113. C’est un nombre très néfaste, car c’est un chiffre que l’on retrouve dans de nombreux événements historiques dans le monde. Nous avons analysé plus de 2 000 événements. Il y a certains chiffres qui sont plus ou moins néfastes et le 113 fait partie des nombres néfastes, puisque l’on retrouve les mots divorce, préjudice, nazi ou apocalypse… En fonction des tables de cryptage que l’on utilise, il y a toujours un nombre ou un chiffre. Dans une table, pour le Coronavirus, il y a le 56. On sait qu’il est apparu officiellement le 12 septembre 2019 en Chine et l’on retombe encore sur le chiffre 56. En allant plus loin, j’analyse le chiffre du docteur qui a découvert le Coronavirus et je trouve également le chiffre 56 avec cette même table... »
C’est finalement l’intelligence artificielle qui permet de constater toutes ces coïncidences : « Au sein de la NSA, nous étions là pour collecter l’information, il y a très peu de gens sur le terrain, toute l’information circule, par les téléphones, les mails ou Internet. Pour le Coronavirus, Bill Gates a fait une conférence en 2015 et il avait annoncé que la prochaine crise mondiale serait une crise bio terroriste. On a commencé à analyser cela, sans faire des jugements, car mon job était de proposer simplement des cartes de coïncidences puisque je suis mathématicien et cryptologue. Le 18 octobre 2019, Bill Gates a fait une simulation à New York sur une éventuelle pandémie mondiale. En codant toutes ces informations, on tombe sur un code et l’on retrouve ce même code sur chacun des événements liés au Coronavirus ! Il y a un autre chiffre qui revient autour de Bill Gates, c’est 74 et, comme par hasard, au moment de sa conférence, il restait 74 jours avant la fin de l’année. Sur une table différente, Coronavirus apparaît encore en 74, tout comme la date du 12 décembre où est apparu officiellement ce virus en Chine. De la même manière, on observe que les mêmes chiffres reviennent autour de certains événements. Il y a eu une grosse réunion aux États-Unis entre les grands pharmaciens et Microsoft, ils ont signé une alliance afin de proposer des vaccins à travers l’implémentation de puces électroniques et cette alliance s’est retrouvée codée 74, tout comme l’implémentation des vaccins... » Cette méthode semble efficace : « Notre objectif est de tendre vers une analyse prospective. Pour citer des exemples sans trop dévoiler de secrets, nous avons obtenu une cartographie avec des nombres autour de l’attentat de Nice le 14 juillet 2016. La plaque d’immatriculation du camion a donné lieu à un chiffre qui nous a permis de déjouer un attentat qui allait se commettre à Lille ».
Il faut se méfier du chiffre 113 et, en codant Emmanuel Macron, il est à 113, ce qui expliquerait le fait qu’il n’ait pas de chance puisque, depuis son élection, on a eu les Gilets jaunes, des grèves interminables, Notre-Dame-de-Paris en feu et maintenant une pandémie : « L’ambassade des États-Unis en France m’a demandé de faire de la prospective avant l’élection présidentielle et, alors que tout le monde pensait que c’était François Fillon qui gagnerait, les chiffres indiquaient que ce serait Emmanuel Macron. J’ai présenté les résultats à l’ambassadrice et je n’ai eu aucun commentaire. Il est intéressant d’analyser ce fameux code 113, car, quand on étudie ce qui s’est passé, même si j’aime bien personnellement Emmanuel Macron, il faut reconnaître que depuis qu’il est arrivé, nous avons eu de nombreuses crises. Il n’y est sans doute pour rien, mais c’est un code 113 ! Maintenant, ce ne sont que des chiffres. Cela ne va pas plus loin qu’une fiche S, avec l’adresse du fiché et celles des amis, alors que là nous avons les noms mais aussi les coïncidences en fonction du parcours d’un pays ou d’une personne. Il y a des chiffres qui sortent et ces chiffres nous permettent de faire de la prospective ».
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