⟵ Retour
Les Français redécouvrent les SCPI.
LA VIE DE L’IMMOBILIER
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Jean-Christophe Antoine, président d’Atland Voisin : « Le but de la SCPI, c’est de pérenniser son loyer et de faire en sorte que le locataire paye un loyer juste, qu’il puisse assumer sur le long terme. »
Les Français redécouvrent les SCPI. 8,6 milliards d’euros : tel est le montant investi par les épargnants français dans des Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) en 2019. Cette collecte, en forte hausse, témoigne du succès grandissant de ce produit d’investissement immobilier qui a enregistré un rendement moyen de 4,4 % en 2019. Une société civile de placement immobilier (SCPI) est un placement collectif qui collecte des fonds apportés par des investisseurs particuliers afin d’acquérir et de gérer un patrimoine immobilier. En contrepartie de cet investissement, qui peut démarrer à partir de 1000 euros, les épargnants deviennent associés de la SCPI en recevant des parts sociales qui donnent le droit de percevoir un dividende généralement trimestriel.
Selon une étude de la société de gestion Atland Voisin, plus d’un Français sur deux connaît les SCPI, et un sur cinq voit même précisément de quoi il s’agit, faisant de ce produit d’investissement cinquantenaire le second placement immobilier le mieux identifié des Français, juste derrière l’investissement Pinel (24 %). Accessibles dès 1000€, si les SCPI sont surtout connues par les épargnants seniors (66 % des + de 65 ans), une part très significative des 18-24 ans (36 %) et des 25-34 ans (45 %) se déclarent familiers de ce produit d’investissement. À l’occasion de la publication de cette enquête, nous avons demandé à Jean-Christophe Antoine, président d’Atland Voisin, de nous expliquer le principe des SCPI.
L’Hebdo-Bourseplus : On parle de plus en plus des SCPI : qu’est-ce que cela signifie ?
Jean-Christophe Antoine : Il faut rappeler que c’est un vieux produit, qui a plus de 50 ans, créé dans les années 70. Pour simplifier, c’est une méga copropriété avec plusieurs immeubles qui sont mis à l’intérieur d’un fonds et qui sont vendus à différents associés qui ont l’opportunité de prendre des parts pour être copropriétaires de tout ce patrimoine immobilier, ce qui leur permet d’avoir une mutualisation de leurs revenus et une mutualisation du risque. En effet, ils n’ont pas juste un bureau de 200 mètres carrés sur lequel ils vont toucher un loyer et, si le locataire part, ils n’auront plus de loyer : là, ils vont avoir des dizaines ou des centaines de locataires, et des dizaines et des centaines d’immeubles dont ils seront copropriétaires par le biais des parts attribuées, ce qui leur permet d’avoir un patrimoine diversifié et un loyer réparti entre plusieurs locataires. Donc, un risque minoré. Les loyers vont ainsi générer une distribution pour tous les associés.
Tous les Français connaissent la SCI, tandis que la SCPI correspond bien à l’adage selon lequel il ne faut jamais mettre tous ses oeufs dans le même panier... Comment analysez-vous cette méconnaissance des SCPI de la part d’un Français sur deux ?
Pour lire ce numéro (Accès numérique)
Validez le formulaire ci-dessous
Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.
Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.