L’appel du député du Loiret à tous les candidats aux élections municipales.

EN DIRECT AVEC...

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Richard Ramos, député MoDem du Loiret : « Il ne faudrait pas qu’il y ait une alimentation pour les riches et une alimentation pour les pauvres. »

Depuis son élection, Richard Ramos, député MoDem du Loiret, mène de nombreux combats visant à favoriser une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous. Il est notamment à l’origine de l’opération « AOP Camembert au lait cru de Normandie » intervenue en mars 2019 pour dénoncer la tentative des industriels, tel Lactalis, d’intégrer du lait pasteurisé dans le cahier des charges, en menaçant ainsi la spécificité du fromage AOP et son goût non standardisé. Il avait distribué au sein de l’Assemblée nationale 600 fromages au lait cru AOP de Normandie et ce projet d’intégrer le lait pasteurisé dans le cahier des charges AOP avait alors été rejeté par les professionnels de la filière.

Parallèlement à cette action, il mène depuis quelques mois un combat pour l’interdiction des nitrites dans la charcuterie, ces additifs ajoutés par les industriels et qui sont responsables en grande partie des cancers colorectaux. A l’approche des élections municipales, il a décidé d’interpeller les maires et les candidats avec le pacte « Ma cantine sans nitrites ». Il leur lance un appel transpartisan afin qu’ils s’engagent à distribuer dans les écoles de leur commune de la charcuterie confectionnée uniquement sans nitrites. Tous les candidats peuvent signer son appel via le site : macantinesansnitrites.fr


L’Hebdo-Bourseplus : Depuis votre élection à l’Assemblée nationale, vous menez un combat pour que les Français mangent mieux et pour qu’il y ait plus d’éthique dans l’alimentation. Pourquoi vous êtes-vous intéressé à ce sujet ?

Richard Ramos : C’est un ADN que l’on a en soi. J’allais tout petit dans ma Sologne ramasser des girolles et j’avais un lien fort avec la nature. Je suis né dans une cité ouvrière. On allait ramasser des fruits et légumes, et nous étions payés au kilo avec mes frères pour gagner notre argent de poche. Ce lien à la terre, ce lien à la qualité du produit, c’est quelque chose qui m’a toujours habité. Nous avons tous des grands-mères qui cuisinent bien et on a le goût de la saveur et des choses.

Puis, quand j’ai vu des industriels essayer de « cocaliser » les goûts, c’est-à-dire de promouvoir le même goût dans le monde entier, je me suis dit que la meilleure mousse au chocolat ou la meilleure crêpe, c’était toujours celle de notre grand-mère, de notre mère ou de notre père ! Je veux défendre cette particularité de la différence des territoires. Nous avons autant de fromages que nous avons de régions et de députés. C’est mon combat, garder ce qui fait l’authenticité et la différence. Le goût, c’est ce qui détermine un terroir. Nous sommes 577 députés et nous sommes 577 morceaux de France, donc 577 goûts différents. J’ai toujours eu ce combat pour le goût et la qualité de ce que l’on mange.

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.