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Vers un ciel de plus
ANALYSE GRAPHIQUE
✍️ Par Mustapha GHAILANE
Le coup de vent est passé et les acteurs de la Bourse ont repris leurs activités quotidiennes comme si de rien n’était. La Bourse a cette faculté d’oublier vite les choses, trop vite parfois. Après avoir affolé beaucoup de monde sur les marchés, le Coronavirus semble n’intéresser plus personne désormais, ou presque. Comme je l’écrivais dans mes analystes récentes, le marché revient bien dans les rails qui étaient les siens avant cette mini crise éphémère. Ainsi, l’indice Cac 40 retrouve donc le niveau de son pic de la mi-janvier lorsqu’il culminait au-dessus des 6.100 points. Au-dessus, en cas de débordement, l’objectif suivant se trouve au contact de la ligne de résistance du canal haussier actuel qui passe désormais aux alentours de 6.200 points. Malheur donc à ceux qui ont paniqué trop vite à 5.800 points et relâché du précieux papier que d’autres attendaient sans attendre mais étaient bien contents de pouvoir en acheter au rabais. Oui, l’effet de rareté est là et il se fait de plus en plus sentir avec ces taux obligataires qui repartent encore dans les profondeurs du négatif. Finalement, les obligs y-a-t-il encore des gens qui en voudraient ? Vraiment ?
Mais qui va donc financer in fine les déficits abyssaux de ces États dépensiers aux dirigeants imprudents et faisant fi des enjeux futurs ? Et l’immobilier alors avec ses taxes prohibitives en France, va-t-il résister longtemps aux siphonnages des capitaux par les actions ? Les investisseurs boursiers arrivés tard sur ce fantastique marché haussier ont profité de la fenêtre de tir offerte par le Coronavirus pour se ruer sur l’aubaine inespérée il n’y a pas si longtemps. Voilà ce qui confirme que la tendance haussière reste forte sur le moyen et le long terme et que seuls des événements à très fort stress, à l’instar du Coronavirus, sont susceptibles d’arracher du papier à des investisseurs complètement déboussolés par les marchés modernes dans lesquels les repères traditionnels comme les PER et les rendements des dividendes ne semblent plus refléter grand chose. En réalité, il vaut mieux s’adapter avant les autres à ce nouvel environnement pour ne pas en payer les futurs pots cassés. Car de la casse il y en aura énormément à terme, c’est-à-dire lorsque le flux de capitaux aspirés par les actions tarira et finira par inverser la pompe à fric.
Car, le fonctionnement des marché financiers repose toujours sur les mouvements des flux et il vaut donc mieux se trouver du bon côté du robinet ! Pour le moment celui-ci coule sur le versant des actions et c’est la raison pour laquelle je ne conseille toujours pas d’en sortir même s’il faut toujours rester extrêmement prudent en raison surtout des niveaux stratosphériques atteints par certains compartiments somme les Gafam et les valeurs du luxe. A court terme, le Coronavirus est passé par là, a fait très peur à beaucoup de monde puis la Bourse est repartie de plus belle. Le sentiment d’invincibilité grandit d’un cran chez les investisseurs ce qui devrait aider à faire grimper encore les marchés boursiers sur le ciel suivant. En fait, comme de cieux y-a-t-il en Bourse ? Cinq, six, sept ou davantage ? Décidément, les voies du seigneur restent impénétrables.
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