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Un café associatif pour permettre aux habitants de se retrouver.
LA VIE DES COMMUNES ET COLLECTIVITÉS LOCALES
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Jean-Marie Princen, maire de Pancé (Ille-et-Vilaine) : « Il y a de plus en plus de normes, on doit répondre à des questionnaires, la réglementation est plus conséquente. »
Le village de Pancé, qui compte 1200 habitants et est situé à 30 kilomètres de Rennes, vient d’ouvrir un café associatif. Un lieu conçu « par et pour les habitants » qui a pu voir le jour grâce au soutien financier de la mairie. C’est un événement pour la commune puisque c’est le seul endroit qui permette aux habitants de se retrouver, car le maire craignait que Pancé ne devienne un village-dortoir. Une trentaine de bénévoles se relaient le week-end. Dans la presse locale, Jean-Marie Princen estime que cette situation est la conséquence de « l’incidence négative de la métropole qui capte les emplois et les commerces, et restitue peu aux territoires ruraux ».Il faut savoir qu’en Bretagne de telles initiatives se multiplient pour tenter de recréer du lien social. C’est aussi une manière citoyenne de riposter à l’abandon des services publics.
L’Hebdo-Bourseplus : Vous avez récemment lancé un café associatif à Pancé. On a le sentiment que les maires ruraux sont obligés de s’occuper de pratiquement tout au sein de leur village. La fonction de maire vous semble-t-elle différente aujourd’hui ?
Jean-Marie Princen : Effectivement, on doit s’occuper de tout. Il faut avoir des compétences et, surtout, beaucoup de disponibilité pour étudier tous les dossiers et répondre aux gens. La fonction de maire n’a pas beaucoup évolué au cours de ces dernières années, à part les formalités administratives qui sont beaucoup plus nombreuses, tout comme les notes de la préfecture. Il y a de plus en plus de normes, on doit répondre à des questionnaires, la réglementation est plus conséquente… Donc, ce sont des charges de travail supplémentaires. Maintenant, nous avons aussi les moyens de nous faire aider à travers l’association des maires et des centres de gestion qui nous aident à répondre à toutes ces problématiques.
Que pensez-vous du ras-le-bol des maires ruraux ?
Il y a un état d’esprit général, il y a plus de méfiance. Je ne vais pas dire que j’ai des difficultés particulières avec les habitants, mais il est certain que, malgré tout ce que vous faites, il faut avoir une carapace pour supporter les remontrances et les réflexions désagréables. Il y a des mécontents comme partout, mais à Pancé je n’entends pas vraiment de réflexions désagréables. En plus, j’ai une équipe fidèle et c’est quelque chose qui nous permet de travailler dans un climat constructif.
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