⟵ Retour
Un parlementaire interroge le gouvernement sur la cacophonie autour du sort des djihadistes français.
EN DIRECT AVEC...
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Claude de Ganay, député LR du Loiret : « La prison est aussi une école de formation au djihad. »
Claude de Ganay, député LR du Loiret, est membre de la Commission de la défense de l’Assemblée nationale et il vient de questionner le gouvernement sur la cacophonie que l’on observe sur le retour des djihadistes français. Le parlementaire cite même ce témoignage troublant : « Je n’ai jamais été autant épanoui idéologiquement et mentalement qu’en prison. Je vais apprendre le Coran et sortir plus fort. » S’adressant à Nicole Belloubet, ministre de la Justice, qui avait pris position pour le rapatriement des djihadistes, Claude de Ganay a déclaré : « Vouloir rapatrier sur notre territoire national les djihadistes français arrêtés en Syrie et en Irak ? Ce n’est pas la volonté des Français, puisque 82 % d’entre eux souhaitent que ces djihadistes soient jugés en Irak. Plus qu’une erreur, ce serait faire sciemment courir un danger supplémentaire à notre société encore régulièrement ciblée par le terrorisme islamiste. Flavien Moreau, premier djihadiste français condamné à son retour de Syrie, est sorti de prison, où il avait, au cours de son incarcération, tenté d’agresser les surveillants avec une arme artisanale. Bien que libre aujourd’hui, il est pourtant décrit comme un leader radical charismatique dont l’engagement djihadiste n’a pas faibli.
Vous souhaitez donc rapatrier 200 adultes radicalisés, deux cents Flavien Moreau supplémentaires, la plupart formés au maniement d’armes de guerre, et les faire prendre en charge par un système judiciaire complètement submergé en matière de terrorisme ». Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, s’est montré rassurant : « La priorité du Gouvernement a toujours été d’assurer la sécurité de nos concitoyens dans le respect de nos principes et de nos valeurs. Les combattants de Daech dont vous parlez sont des hommes et des femmes qui ont pris la décision de rejoindre Daech, de se battre dans une zone de guerre et de combattre la France. Ils doivent donc être poursuivis au plus près du lieu où ils ont commis leurs crimes ». En revanche, « les enfants concernés doivent avoir un sort différent de celui de ces combattants ». Claude de Ganay, député LR du Loiret, revient sur cette polémique.
L’Hebdo-Bourseplus : Le retour des djihadistes semble embarrasser toute la classe politique, comme s’il s’agissait d’un sujet tabou. Qu’en pensez-vous ?
Claude de Ganay : C’est évident. C’est surtout un sujet tabou sur la question des femmes et des enfants. La classe politique française - les socialistes et les gens d’En Marche, notamment - est mal à l’aise parce qu’elle s’appuie sur sa tradition d’accueil et de neutralité, mais, paradoxalement, beaucoup de Français sont très remontés contre le retour de ces gens, y compris les femmes. Ma question au gouvernement, c’était sur les hommes, après cette bévue ou bêtise de la ministre de la Justice qui avait parlé du retour des hommes...
On sait que la prison peut constituer un centre de formation pour les djihadistes…
Pour lire ce numéro (Accès numérique)
Validez le formulaire ci-dessous
Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.
Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.