La sélection des valeurs qui peuvent rebondir fortement en 2020 : deuxième partie, Vallourec et Plastiques du Val de Loire.

LE DOSSIER DE LA SEMAINE

✍️ Par Nicolas MIGUET

Nous poursuivons cette semaine nos études traditionnelles sur les sociétés, sur le décryptage des comptes et sur leurs perspectives, sur les pays, sur les secteurs et les grands sujets, conseils à l’appui. Le 24 janvier 2020 (numéro 1.024) : “Sélection des valeurs qui peuvent rebondir fortement en 2020, suite et fin. ”. Bonne lecture !!!

Vallourec, Plastiques du Val de Loire : ce sont deux nouvelles affaires mal-aimées, qui pourraient bien un jour redevenir à la mode. Le dossier Vallourec nous a porté chance en 2019, il devrait très logiquement nous rapporter gros dans les deux ou trois années à venir, via des allers et retours, ou tout simplement via une ligne constituée et conservée, tranquillement, pour attendre que le soufflé remonte.

Contrairement à tout un tas d’autres analystes financiers, ou pseudo-journalistes qui se contentent de recopier, maladroitement, ce qu’écrivent certains analystes, qui ne travaillent pas leurs dossiers, il y a quelques années, je vous avais recommandé de rester à l’écart du groupe Vallourec, très survalorisé. Bien m’en a pris ! Effectivement, lorsqu’il y a eu un effondrement rapide des cours du baril de pétrole, à partir du milieu de l’année 2014, les exploitants ont fait ce qu’ils savent faire le mieux : supprimer l’exploration et la mise en œuvre de nouveaux gisements, même lorsqu’ils étaient identifiés, afin de réduire leurs dépenses en cash de façon drastique. Toutes les entreprises du secteur ont souffert de façon significative.


Descente aux enfers... davantage que dans les profondeurs de l’extraction pétrolière.

Vallourec, qui fabrique essentiellement des tubes sans soudure pour l’exploration et l’exploitation pétrolière, a été l’un des premiers à en souffrir, et a dû ajuster ses coûts de façon délicate, dans une situation d’autant plus difficile que l’entreprise avait, dans ses années glorieuses, distribuées de gros dividendes, pour satisfaire le marché, et ses actionnaires. N’oublions pas que Vallourec avait fait des acquisitions, notamment en Allemagne à travers l’activité tubes de Mannesmann, et cela créait, pour Vallourec, une structure de coûts très largement supérieurs à celle de ses principaux concurrents, dont notamment un groupe mexicain, qui n’a peut-être pas les techniques formidables de Vallourec, mais qui savait faire du « tout-venant », pour remplacer les tuyaux usés dans l’industrie pétrolière. Entre la concurrence chinoise et la concurrence de ce grand groupe mexicain, la situation de Vallourec était délicate, alors que Vallourec est une entreprise stratégique, pour l’industrie française, dont les rênes furent confiées à Philippe Crouzet, énarque dont l’épouse, à la ville, n’était autre que la secrétaire de François Hollande, président de la République. Nous étions vraiment dans l’« entre-soi » des grandes entreprises françaises. Vallourec a eu une longue période où l’entreprise consommait du cash comme une chaudière en plein hiver, je l’ai souligné, et l’effondrement de novembre 2018 ne m’a pas surpris, suite à la publication de chiffres du troisième trimestre 2018 qui n’étaient pas du tout dans la lignée des attentes de la plupart des opérateurs du marché.


Cible des fonds vadeurs, aussi.

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