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Entre Veolia et Suez, laquelle choisir ?
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
✍️ Par Nicolas MIGUET
Nous poursuivons cette semaine nos études traditionnelles sur les sociétés, sur le décryptage des comptes et sur leurs perspectives, sur les pays, sur les secteurs et les grands sujets, conseils à l’appui. Le 10 janvier 2020 (numéro 1.022) : “Sélection des valeurs qui peuvent rebondir fortement en 2020. ”. Bonne lecture !!!
Lorsque notre collaborateur, Yannick Urrien, a téléphoné au responsable de la communication financière de Veolia Environnement, afin de voir quelle était leur stratégie envers les actionnaires individuels, il a refusé de lui répondre, prétextant l’« odeur de soufre qui entoure Nicolas Miguet ». Je ne sais pas si Antoine Frérot, patron de Veolia, est d’accord avec son employé… Lorsque je vais à l’assemblée générale de Veolia, ce qui m’arrive de temps en temps, je suis reçu cordialement, et je peux poser toutes les questions que je veux… même si Helman Le Pas de Sécheval son secrétaire général, ne m’aime pas trop, car il est l’incarnation physique des anciens hauts-fonctionnaires qui sont passés par la COB ou l’AMF pour ensuite multiplier leur salaire par sept, huit ou dix en passant au privé !
Nous avons toujours gagné sur Veolia.
Il y a quelque temps de cela, je vous avais conseillé d’acheter des titres Veolia Environnement entre 15 et 17 euros, bien m’en a pris, vous avez touché sur la période de détention des dividendes très corrects, et vous êtes parti, entre 23 et 24 euros, dans la fourchette d’objectif. Le titre Veolia, à 23,75 euros ce lundi, termine l’année 2019 dans ses plus hauts, après une remontée d’environ un tiers, ce qui est quand même particulièrement agréable. Veolia est une grande entreprise mondialisée, d’origine française, qui s’est spécialisée dans l’adduction d’eau, le traitement des déchets, et tous les services qui y sont liés. Pendant une période malheureuse, Veolia s’était davantage diversifiée, notamment dans les transports urbains, à travers Transdev, mais dans ce genre de participation, Antoine Frérot a fait le ménage, et bien lui en a pris.
L’eau est impérative pour la vie, et le groupe Veolia apporte de la vie là où il ne serait pas possible d’avoir de l’eau en suffisance. Cela peut passer par les conduites, à la façon ancienne de l’aqueduc du pont du Gard, cela passe aussi, dans bien des pays désormais, par des usines de dessalement. Très récemment, Antoine Frérot, PDG de Veolia, a emmené quelques dizaines de journalistes pour visiter l’usine de dessalement qui est opérée par son groupe, en partenariat avec une société locale, sur le bord de la mer d’Oman, au nord de l’océan Indien, permettant aux 600.000 habitants de la province de boire jusqu’à plus soif grâce aux 130.000 m3 fournis chaque jour. Pour construire une usine de cette dimension, il faut investir entre 120 et 150 millions de dollars. Quand on tire la chasse d’eau chez nous, on n’a pas l’impression de cette rareté, de ce coût, qui est souvent exorbitant dans beaucoup de pays du monde.
L’eau, un produit rare dans beaucoup d’endroits.