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Gros plan sur un nouvel acteur du courtage immobilier.
LA VIE DE L’IMMOBILIER
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Éric Lainé, président de Crédit Courtier de France : « Quand les taux sont à 1 %, les marges des banques ne sont plus les mêmes. »
Crédit Courtier de France existe depuis 2014. L’enseigne s’est développée l’année dernière sous la forme de franchise. Aujourd’hui, elle figure en troisième position du classement 2020 des Meilleures enseignes Capital-Statista, selon une enquête réalisée auprès de 20 000 consommateurs. Crédit Courtier de France vient d’inaugurer sa dixième agence en France.
L’Hebdo-Bourseplus : Vous vous développez sur ce marché du courtage en crédit immobilier au moment où l’on observe une offensive des banques contre votre profession. Que pensez-vous de leur volonté de récupérer en direct les prospects ?
Éric Lainé : J’ai créé cette entité en 2014. Nous avons expérimenté notre savoir-faire dans toute la France depuis cinq ans et, il y a plus d’un an, nous nous sommes dit qu’il y avait de la place pour une enseigne supplémentaire dans le monde de la franchise. Aujourd’hui, nous avons une dizaine de franchisés. Cela signifie que les gens nous rejoignent, avec des anciens banquiers et des gens déjà installés qui veulent s’allier à notre enseigne. Nous avons un positionnement assez élitiste et nous faisons attention à nos candidats en termes de recrutement. Nous recrutons des gens qui connaissent le monde de la banque. Nous prenons des gens qui sont issus du monde de la banque ou du courtage, nous prenons aussi des gens qui sont installés dans une ville ou une région qu’ils connaissent parfaitement et, en plus, ils doivent avoir un vrai réseau de relations. Nous avons beaucoup de candidats et peu d’élus car il n’est pas évident de réunir ces trois éléments.
On sait très bien que les banques exigent de la part des courtiers une qualité dans la relation, c’est-à-dire une qualité dans l’analyse du dossier qui est présenté à la banque. Notre métier, c’est aussi de faire le travail du banquier en amenant des dossiers qui sont déjà étudiés et dont on sait qu’ils sont finançables. Comme on connaît le métier et les normes d’acceptation des banques, on sait que le dossier est finançable quand on le présente. Ensuite, le courtier doit vendre aux clients les contreparties, comme l’ouverture du compte et tout ce qui est rattaché à un crédit immobilier. Les banquiers ont la capacité de tracer les courtiers qui jouent le jeu et qui vendent bien les contreparties aux clients. Sur la notion de quantité, ce n’est pas quelque chose que je ressens au niveau des banques. Les banquiers préfèrent travailler avec plusieurs apporteurs d’affaires, plutôt qu’avec un gros qui risque de tout planter. Cependant, il est vrai qu’ils veulent davantage imposer leurs conditions que dans le passé.
D’ailleurs, les banquiers reconnaissent que vendre du crédit ne s’inscrit plus au cœur de leur métier…
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