Besançon, Orléans et Saint-Étienne en tête des villes les plus favorables pour trouver job et logement !

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✍️ Par Nicolas MIGUET

Pour la 3e année consécutive, Jobijoba et Meilleurtaux.com publient leur Baromètre de l’attractivité des grandes villes françaises. Besançon, Orléans et Saint-Étienne constituent en 2019 le trio de tête des villes les plus favorables à la fois en termes d’emploi et de pouvoir d’achat immobilier en tenant compte des salaires nets proposés au niveau local. Partant du principe qu’un emploi stable et un salaire conditionnent généralement l’accès au logement, Jobijoba et Meilleurtaux.com ont élaboré une méthodologie qui prend en compte ces trois données - emploi, salaire, logement - afin d’établir un palmarès des 30 plus grandes villes françaises offrant le plus d’opportunités. L’étude mesure ainsi le nombre d’offres d’emploi en CDI rapporté au nombre d’habitants et le pouvoir d’achat immobilier. Le pouvoir d’achat immobilier a été calculé à partir du salaire médian dans chaque ville, des taux d’intérêt pratiqués localement et du prix de l’immobilier. Pour les 30 villes étudiées, le prix moyen de l’immobilier est de 2 934 euros le mètre carré, ce qui permet d’accéder en moyenne à un bien immobilier de 63 m². Dans le même temps, « le nombre d’offres d’emploi apparaît en hausse sensible dans de nombreuses villes », note Thomas Allaire, DG de Jobijoba.

Pour sa première apparition dans le baromètre « Work & Live », Besançon s’installe à la première place du classement. Sa performance s’explique à la fois par le dynamisme du marché de l’emploi local - au 7e rang en France avec 13,1 offres de CDI pour 100 habitants, et son pouvoir d’achat immobilier : la préfecture du Doubs affiche 74 m² accessibles, figurant ainsi à la 8e place du classement immobilier. Orléans obtient la deuxième place grâce un marché de l’emploi très dynamique : 14,4 offres de CDI pour 100 habitants, ce qui en fait la 4e ville en termes d’emplois. La cité johannique fait également bonne figure en immobilier : elle ferme ainsi le top 10 du pouvoir d’achat immobilier, avec 67 m² accessibles. Enfin, Saint-Étienne complète le trio de tête : il est plus aisé d’y trouver un emploi que l’année dernière (8,2 offres de CDI pour 100 habitants contre 3,4 offres en 2018), et surtout la ville se distingue par une surface immobilière accessible de 114 m², un chiffre en hausse également par rapport à 2018 (108 m²).

6e au classement général, Lyon se distingue par un fort taux d’emploi : 24 offres de CDI pour 100 habitants, de loin la meilleure performance des 30 villes du baromètre. En revanche, la capitale des Gaules est pénalisée par son pouvoir d’achat immobilier, avec 34 m² accessibles, contre 38 m² l’année dernière, ce qui la place au 28e rang immobilier. Grenoble conserve sa place de deuxième ville de l’emploi en France, avec 14,6 offres de CDI pour 100 habitants. En 4e position du classement global, la ville affiche un pouvoir d’achat immobilier stable avec 60 m² accessibles (59 m² en 2018). Enfin, Rouen occupe la 3e position en termes d’emploi, avec 14,4 offres de CDI pour 100 habitants. La préfecture de la Seine-Maritime a réussi à se glisser à la 5e place générale grâce à son pouvoir d’achat immobilier qui permet d’accéder en moyenne à 58 m² - ce qui place la ville à la 17e position de ce classement spécifique. Vient ensuite Strasbourg, avec 14,3 offres de CDI pour 100 habitants. 7e au classement général, la capitale de l’Europe affiche des prix de l’immobilier élevés : 44 m² accessibles contre 46 m² en 2018. Bordeaux présente un profil similaire : 6e ville de France pour l’emploi (13,8 offres de CDI), la métropole est très chère sur le plan immobilier avec seulement 32 m² accessibles, ce qui la place en 29e position, juste avant Paris. Cet aspect pénalise l’ex-belle endormie qui figure à la 20e position du classement général. Avec 10,8 offres en CDI, Caen arrive en 8e position de l’emploi et en 9e place du classement général grâce à un pouvoir d’achat immobilier qui permet d’accéder en moyenne à 57 m². Parmi les villes du sud de la France, Toulouse fait bonne figure, avec 10,6 offres en CDI. Cependant, avec 45 m² accessibles, la ville rose ressort 16e du baromètre global. Une situation sensiblement différente de Metz qui affiche un taux d’offres en CDI semblable (10,2 %), mais profite de son pouvoir d’achat immobilier (61 m²) pour se hisser à la 8e place du classement. A l’Ouest, Rennes se distingue par sa situation équilibrée : 15e au classement général, la capitale de la Bretagne bénéficie d’un marché de l’emploi dynamique avec 10 offres en CDI pour 100 habitants et 48 m² accessibles en immobilier. Dijon vient compléter le palmarès des bons élèves de l’emploi et se hisse à la 12e place nationale, avec 9 offres en CDI pour 100 habitants et une position de milieu de classement en immobilier avec 57 m² accessibles.

Lille chute cette année à 14e place. Si les prix de l’immobilier ont stagné - 51 m² accessibles contre 49 m² l’année dernière, la plaçant à la 22e place - Lille est surtout victime d’une baisse des offres d’emploi : « Lille affiche cette année 9,5 offres en CDI pour 100 habitants, contre 10,7 en 2018 », explique Thomas Allaire. Placées aux 17e, 23e et 27e rang du baromètre, Mulhouse, Perpignan et Limoges souffrent toutes trois d’un manque d’offres d’emploi : respectivement 3,9 offres de CDI pour 100 habitants, 2,3 et 2,1. À l’inverse, elles sont très bien classées en termes de pouvoir d’achat immobilier avec 119 m² accessibles en moyenne à Mulhouse, 106 m² à Perpignan et 97 m² à Limoges. A l’autre extrême, Paris arrive à la 10e place du classement de l’emploi avec 10,4 offres de CDI pour 100 habitants, un chiffre en hausse par rapport à 2018 où la capitale offrait 6,8 % d’offres en CDI. Mais Paris a aussi vu les prix de l’immobilier s’envoler, et tout comme en 2018, la surface accessible est de 22 m² pour un salaire moyen. 26e du baromètre Work & Live, Paris est toujours attractif économiquement, mais il est très difficile de s’y loger.

10e au classement général, Clermont-Ferrand peut compter sur un marché de l’emploi plutôt dynamique (7,8 offres en CDI), ce qui la place à la 18e place pour le critère emploi. Et la ville figure à la 9e place en termes de pouvoir d’achat immobilier, avec 71 m² accessibles.

Parmi les villes du Centre et de l’Ouest figurant au classement, Tours occupe la meilleure place. Le jardin de la France figure au 11e rang du classement général, avec un taux d’offres en CDI de 8,3 pour 100 habitants ce qui la place à la 13e position. La ville occupe en même temps le 11e rang immobilier avec 65 m² accessibles. Angers et Le Mans présentent des taux d’offres en CDI proches, avec 7,8 et 5,6 offres de CDI pour 100 habitants, figurant ainsi à la 13e et 19e place du baromètre, mais tout comme en 2018, Le Mans affiche un pouvoir d’achat immobilier élevé avec 80 m² disponibles. Nantes ne ressort qu’à la 21e place du classement : les offres d’emploi sont en hausse (9,2 contre 8,3 offres en CDI en 2018), mais la ville est pénalisée par les prix de l’immobilier (45 m² accessibles).

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