Tout va très bien, madame la marquise !

LE DOSSIER DE LA SEMAINE

✍️ Par Nicolas MIGUET

Nous poursuivons cette semaine nos études traditionnelles sur les sociétés, sur le décryptage des comptes et sur leurs perspectives, sur les pays, sur les secteurs et les grands sujets, conseils à l’appui. Le 11 octobre 2019 (numéro 1.009) : “Brexit : explosion finale ?”. Bonne lecture !!!

L’an dernier, on nous avait prévus une sorte d’octobre noir, de krach pour célébrer le dixième anniversaire de l’effondrement de la banque Lehman Brothers. Il n’en a rien été. Pourtant, la bulle a tenté de se dégonfler, notamment en novembre et décembre, et l’année 2018 a terminé sur un bilan très morose, notamment sur le secteur des équipementiers de la distribution automobile, où les plus hauts de février 2018 furent divisés par deux voire par trois ou même quatre selon les valeurs, sous la pression des fonds vendeurs à découvert.

Depuis 1987, le mois d’octobre porte une sinistre réputation, pourtant, il s’agit d’un mois sur douze dans l’année, et il n’y a aucune véritable malédiction sur le mois d’octobre, juste que, sur ce mois en particulier, on a la conjonction de la révélation des comptes trimestriels de l’été précédent, avec, pour la plupart des analystes financiers, du moins ceux qui font l’effort de faire semblant de travailler, des prévisions pour l’année suivante, et peut-être, au doigt mouillé, pour l’année d’après.


300 points d’écart en deux séances.

Mardi, la Bourse de Paris, si l’on en croit l’indice CAC 40, s’est retrouvée avec un plus haut des douze dernières années (5.704,93 points en matinée), du jamais vu depuis 2007. Souvent l’indice varie, fol est celui qui s’y fie ! Patatras, à la fin de la journée mardi, on était 100 points plus bas. Ce mercredi, au milieu de la séance, on était retombé sous les 5.500 points. Mercredi soir, clôture à 5.422,77, plus bas de séance “sur la cloche”. 282 points d’écart en à peine plus d’une séance et demie, voir le plus bas et le plus haut de la semaine courante en quelques heures… c’est normal, c’est le CAC 40. Comme vous le savez, je ne fais pas une religion du CAC 40, car je n’ai jamais vu circuler un CAC 40 tout neuf dans les rues de Paris ou de Verneuil-sur-Avre, et je ne m’abonne pas à un fournisseur d’énergie dénommé CAC 40. Je regarde les entreprises une à une, et j’analyse leurs perspectives en totale indifférence vis-à-vis des évolutions de l’indice, même si, comme le bon vieux paysan, je regarde toujours la météo avant de sortir, avant de décider les travaux qui seront à faire dans les champs. Ce mardi, c’est l’indice ISM Manufacturier qui a déclenché une mini tempête, preuve d’une grande fébrilité des marchés. L’indice de la production nord-américaine a montré que l’Economie se ralentissait un peu partout, et que, finalement, Donald Trump n’a peut-être pas tort lorsqu’il tape sur la Réserve fédérale (Banque centrale américaine, appelée Fed) qui ne baisse pas de façon suffisante ses taux d’intérêt.


Les obligations ne rapportent plus rien.

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