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Un député LREM au secours des petites retraites.
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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Yves Daniel, député LREM de Loire-Atlantique : « On ne peut pas mettre au panier ceux qui ne sont plus actifs dans la société. »
C’est le combat d’Yves Daniel, député LREM de Loire-Atlantique : améliorer les petites retraites, notamment pour les agriculteurs. Cette semaine a été marquée par les atermoiements du gouvernement sur la fiscalité des aides à domicile. Or, pour Yves Daniel, le combat est plus large, car il n’est pas normal que de nombreux retraités vivent avec 700 ou 1000 euros par mois. Nous précisons que cet entretien a été réalisé avant les nouvelles déclarations du gouvernement.
L’Hebdo-Bourseplus : Comment analysez-vous les déclarations du gouvernement sur la question des aides à domicile pour les retraités ?
Yves Daniel : Je suis d’accord pour dire que nous devons être rigoureux dans la gestion de notre pays, avec un niveau de dette comme nous l’avons et un déficit que tout le monde connaît. Mais économiser, c’est aussi gérer un pays, y compris sur le plan social. Je vous parle de l’économie, du social et aussi du développement durable, et c’est également pour cette raison que je considère qu’il faut gérer durablement notre pays en prenant en compte les équilibres entre l’économie, le social et l’écologie. Cela veut dire que je ne comprends pas que l’on puisse prendre une décision comme celle-ci sans avoir pris le temps de mesurer l’impact qu’elle pourrait avoir sur le plan social. Certes, cela répond au volet économique, mais si c’est au détriment du volet social, en particulier des retraités qui représentent une partie de la population de plus en plus importante, ce n’est pas acceptable. Les retraités doivent être respectés et reconnus comme des citoyens qui ont construit la société et qui ont construit la France.
Les agriculteurs ont contribué à nourrir la planète, les artisans et les commerçants ont construit notre pays, donc il est quand même dommage que nous en soyons à nous dire que l’on serait dans une société qui n’aurait pas ces valeurs. La première valeur, c’est la reconnaissance du travail accompli par nos concitoyens, particulièrement des petites retraites, puisque ce sont les retraités qui sont les plus pénalisés. Le gouvernement prend une décision et il s’aperçoit qu’il y a des réactions, que cela va avoir un impact sur le plan politique... Je ne comprends pas que l’on travaille de cette façon et que l’on fasse de la politique de cette façon. Il faut absolument que, quand on parle de faire de la politique autrement, nous donnions un sens aux mots. Ce dont je viens de vous parler, c’est tout simplement donner du sens à la politique et aux mots, surtout à la question de la responsabilité que l’on a quand on gouverne.
Vous faites partie de ceux que l’on présente à l’aile gauche de La République en Marche : à l’inverse, on aurait pu vous cataloguer à l’aile droite du PS, or les propos que vous tenez sur le social auraient pu émaner d’un député gaulliste il y a une vingtaine d’années. Cela signifie-t-il que la fracture se situe entre ceux qui prônent le libéralisme et ceux qui défendent une vision sociale de l’économie ?
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