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Immobilier : la grande escroquerie.
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
✍️ Par Nicolas MIGUET
Nous poursuivons cette semaine nos études traditionnelles sur les sociétés, sur le décryptage des comptes et sur leurs perspectives, sur les pays, sur les secteurs et les grands sujets, conseils à l’appui. Le 27 septembre 2019 (numéro 1.007) : “Epargne protégée ? Nenni... preuves à l’appui.”. Bonne lecture !!!
L’immobilier, c’est irrationnel. Quand une personne veut vendre un bien, il y a la vraie valeur, celle qui est prête à être payée par un acquéreur, et il y a l’estimation que vous faites de votre propre bien, complètement subjective, dopée à l’affectif, complètement aveuglée par les travaux que vous n’avez jamais fait, et qui, pour un appartement ou pour une maison moderne, sont parfois considérables, souvent supérieurs à 400 ou 500 euros du mètre carré habitable, juste pour respecter les normes, notamment en ce qui concerne la sécurité électrique.
Sujet “vendeur” pour les supports de publicité.
Les chaînes de télévision, les grands médias nationaux… se gargarisent et font des Unes sur la spectaculaire augmentation des prix de l’immobilier… en oubliant un certain nombre de caractéristiques objectives, et en dissimulant tous les points noirs, dont la fiscalité particulièrement importante sur ce sujet, à l’achat, à la revente, et surtout pendant la période de détention (IFI, Impôt sur la fortune immobilière, impôts fonciers, amortissements des frais d’acquisition abusivement appelés « frais de notaire »…). On vous parle de prix records, c’est peut-être vrai sur certains centres de grandes villes telles que Bordeaux, Toulouse, certains quartiers de Lyon, le pays de Gex et la région d’Annemasse assez proche de la ville de Genève, quelques quartiers de Strasbourg, quelques quartiers rénovés de Lille… mais, dans la réalité des faits et des prix, les prix immobiliers stagnent, en monnaie constante, depuis plusieurs décennies, et ont même fortement baissé, notamment pour les habitations individuelles, dans la province profonde, souvent déclassée en ce qui concerne les équipements d’ordre technologique (téléphonie 4G, fibre optique…).
La presse nationale se concentre à Paris, pour elle, le seul sujet c’est le prix moyen tel qu’il est affiché pour les logements parisiens. On vous dit que l’on est à 10.000 euros du mètre carré en moyenne, c’est certainement vrai, mais cette moyenne ne veut rien dire. Qu’y a-t-il à voir entre une chambre de bonne située dans les derniers étages, sans ascenseur, avec 2m30 de hauteur sous plafond (au mieux) et zéro isolation et l’appartement luxueux des grandes avenues parisiennes, dans les quartiers chics, avec plus de 4 m de hauteur sous plafond, une vue magnifique, une bonne isolation, parfois même des doubles-fenêtres qui préservent du bruit de la ville et, en partie commune, une cour intérieure arborée et des places de parking ?
Pas d’augmentation linéaire.