Entretien avec le maire d’Antibes et président par intérim des Républicains.

EN DIRECT AVEC...

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Jean Leonetti : « Nous devons réconcilier la France. »

Jean Leonetti est notre invité pour l’entretien politique de cette rentrée. Maire d’Antibes, ancien ministre des Affaires européennes, il est président par intérim des Républicains.


L’Hebdo-Bourseplus : Le créneau d’une droite traditionnelle et libérale a été occupé par François-Xavier Bellamy au moment des élections européennes et pourtant sa candidature a été un échec. Que deviennent Les Républicains aujourd’hui ?

Jean Leonetti : Les échecs successifs méritent que l’on s’y attarde et que l’on réfléchisse pourquoi. Nous avons perdu deux élections présidentielles, c’est ce qu’il y a de plus important dans le paysage politique français, et nous avons même perdu une présidentielle sans être présents au deuxième tour. Dans cette période intermédiaire, l’élection européenne aurait pu permettre à notre parti de retrouver de la couleur. Effectivement, il y a un contraste avec l’enthousiasme que nous avons rencontré chez nos militants et sympathisants : les salles étaient pleines, le sourire revenait chez les gens qui croyaient en une droite républicaine qui défendait l’autorité publique et les libertés, et la déception est arrivée à l’issue des urnes, avec un score inférieur à deux chiffres. À partir de là, il faut constater que nous sommes vivants, nous sommes encore présents et nous sommes capables de faire des propositions à l’occasion de notre rentrée politique. Nous constatons que le président de la République et sa majorité se trouvent devant un certain nombre d’obstacles. Le chef de l’État est soit en tentative d’esquive, soit en recul. Je prends l’exemple de la nouvelle proposition sur les retraites, qui ne seraient plus une retraite par points, mais une retraite sur la durée de cotisation.


Certains redoutent de voir Les Républicains devenir le CNI…

Le problème des Républicains, c’est que l’élection européenne a été une caricature d’un président qui a voulu désigner son adversaire en faisant en sorte que c’était lui ou le chaos : soit le progressisme qu’il incarnait ou les populistes qui étaient les nationalistes du Rassemblement national. Dans cette situation, nous avons échoué à faire valoir qu’il y avait une troisième voie et que la droite républicaine était la vraie alternance au pouvoir actuel. Il n’est pas trop compliqué d’expliquer pourquoi nous ne soutenons pas le président sur son programme, puisque nous n’avons pas le même programme ! Par exemple, nous avions un programme qui désendettait la France et qui diminuait les dépenses publiques, ce qui n’est pas le cas du projet du président de la République. Il est inutile d’expliquer pendant des heures pourquoi nous ne sommes pas le Rassemblement national, d’abord parce que l’extrême droite a toujours combattu la droite républicaine et, en même temps, nous n’avons absolument pas le même programme.

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.