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Entretien avec le président de la mission d’information sur la gestion des risques climatiques.
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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Michel Vaspart, sénateur LR des Côtes-d’Armor : « Il faut que l’État évite tout dogmatisme, surtout le ministère de l’Environnement, parce que l’on ne va pas déplacer 7,8 millions d’habitants en quelques années. »
La mission d’information du Sénat sur les risques climatiques vient de rendre public son rapport intitulé « Catastrophes climatiques : mieux prévenir, mieux reconstruire ». Face à l’intensification et à la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes, la mission constate que le système d’indemnisation est opaque et incompréhensible pour de très nombreux sinistrés et que la politique de prévention reste insuffisante. Avec l’objectif de relever le défi du changement climatique, ce document émet différentes recommandations afin de rendre nos régimes d’indemnisation plus justes et transparents, développer une vraie culture du risque, donner aux élus locaux et aux particuliers les moyens de réduire leur vulnérabilité et mieux protéger les agriculteurs des aléas climatiques. Michel Vaspart, sénateur LR des Côtes-d’Armor et président de la mission d’information, répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.
L’Hebdo-Bourseplus : Vous indiquez que l’impact du changement climatique sur la fréquence et l’intensité des catastrophes naturelles va encore s’aggraver. Sommes-nous certains que les conditions vont empirer, ou ce constat peut-il s’opérer simplement parce que l’on est capable de mesurer la situation ?
Michel Vaspart : J’aurais bien des difficultés à répondre à cette question, parce que je ne suis pas un scientifique. Je ne peux que me fier à ce que l’on entend aujourd’hui, notamment lorsque nous auditionnons des scientifiques au Sénat, particulièrement ceux du GIEC. Je serais bien incapable de vous répondre avec certitude si ce changement climatique est la seule conséquence de l’activité humaine. Nous constatons que nous commençons à avoir des événements qui peuvent être plus fréquents, mais qui sont, en tout cas, plus violents que ceux que nous avons observés depuis des décennies. Un certain nombre de scientifiques sont convaincus, d’autres le sont moins...
Donc, en ce qui me concerne, je suis prudent, mais certainement pas péremptoire. On vient de battre tous les records de chaleur et, lors des déplacements que nous avons pu faire, notamment à Trèbes, là où il y a eu des inondations considérables, l’État demande la démolition de maisons qui ont été très atteintes, alors que ce sont des maisons construites au XVIIe siècle. Donc, ce ne sont pas des maisons relativement récentes construites sur des espaces classés en zone rouge : il s’agit d’une trentaine de maisons qui ont quand même subi l’épreuve du temps depuis trois cents ans et qui vont être démolies...
Vous soulevez dans votre rapport la question de l’indemnisation par les assurances. Le régime de la catastrophe naturelle, tel qu’il a été imaginé il y a plusieurs décennies, est-il toujours adapté à ce XXIe siècle ?
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